Le kaak libanais est un pain au sésame emblématique du Liban, reconnaissable à sa forme d'anneau ou de sac à main et à sa croûte généreusement dorée. Vendu par les marchands ambulants dans les rues de Beyrouth, il se décline en versions moelleuses ou croquantes. Chez Mon Baladé, épicerie libanaise à Paris, il incarne la mouneh du quotidien.
Qu'est-ce que le kaak libanais ?
Le kaak (aussi écrit ka'ak) désigne une famille de pains et de biscuits levantins enrobés de graines de sésame. Le mot arabe évoque tout ce qui a la forme d'un anneau. Sous ce nom se cachent en réalité deux grandes familles : le pain de rue moelleux, en forme de sacoche, et les kaak secs et croquants qui se conservent longtemps dans la mouneh, le garde-manger traditionnel libanais.
Le point commun de tous les kaak est le sésame, torréfié et abondant, qui apporte à la fois le croustillant, la couleur ambrée et une saveur légèrement noisettée. C'est ce manteau de graines qui signe l'identité visuelle et gustative du kaak à travers tout le Proche-Orient.
Aux origines : le pain des rues de Beyrouth
Le kaak est un aliment de rue partagé par tout le Levant : on le retrouve au Liban, en Palestine, en Syrie, en Jordanie et jusqu'en Turquie. Le célèbre ka'ak de Jérusalem, long et ovale, en est l'un des exemples les plus connus. À Beyrouth, le kaak au sésame se vend suspendu à des tiges de bois ou empilé dans des chariots vitrés, souvent accompagné d'un petit sachet de za'atar à glisser à l'intérieur.
Pour la diaspora libanaise, ce pain est un déclencheur de mémoire. Le kaak est le goûter de sortie d'école, le petit-déjeuner attrapé en chemin, l'odeur de sésame chaud qui flotte sur la corniche. Le proposer à Paris, c'est faire voyager un morceau de trottoir beyrouthin jusqu'à la table familiale.
Les grandes variétés de kaak
Selon la farine, le façonnage et les épices, le kaak change complètement de texture et d'usage. Voici les principales variétés que l'on rencontre :
- Le kaak de rue moelleux : en forme de sacoche à poignée, croustillant dehors et tendre dedans, à fourrer et à déguster tiède.
- Le kaak au sésame : version croquante couverte de graines, idéale à tremper ou à casser sur un plateau de mezzé.
- Le kaak à l'anis : parfumé aux graines d'anis, légèrement sucré, parfait avec un thé ou un café.
- Le kaak au thym : salé et herbacé, un en-cas savoureux qui se suffit à lui-même.
Chez Mon Baladé, ces kaak sont signés Moulin d'Or, l'une des boulangeries industrielles les plus réputées du Liban, qui perpétue les recettes traditionnelles à l'échelle artisanale.
Comment déguster le kaak libanais
Le kaak est un pain caméléon qui s'adapte du petit-déjeuner à l'apéritif. Sa croûte de sésame se marie aussi bien au salé qu'au sucré.
Au petit-déjeuner
Le kaak est une institution du petit-déjeuner libanais. On le rompt en morceaux que l'on trempe dans du labneh, du houmous ou une tasse de lait chaud. La combinaison de la graine de sésame et du labneh crémeux résume à elle seule la douceur du matin levantin.
À l'heure du thé ou du café
Les kaak à l'anis ou nature, plus secs, accompagnent idéalement une boisson chaude. On les trempe volontiers, comme un biscotti, jusqu'à ce que le sésame libère ses arômes torréfiés.
Sur la table du mezzé
Cassé en éclats, le kaak au sésame devient une base croustillante pour picorer les dips : houmous, moutabal ou labneh. Il tient aussi très bien sa place à côté d'un dibs w tahini, ce mélange de mélasse et de purée de sésame cher aux desserts d'enfance.
Le kaak, mémoire et transmission
Au-delà de sa recette, le kaak raconte une manière de vivre : le pain que l'on partage debout, que l'on tend à un ami, que l'on rapporte à la maison encore chaud. Chaque famille libanaise a son souvenir de kaak, associé à une rue, à une saison, à une grand-mère. C'est cette charge affective qui fait du kaak bien plus qu'un simple pain au sésame.
Conserver ce geste vivant à Paris, c'est l'ambition d'une épicerie de mouneh comme Mon Baladé, installée au 16 boulevard des Filles du Calvaire, dans le 11e arrondissement. Redonner accès à ces produits, c'est aussi transmettre les histoires qui vont avec.
Questions fréquentes (FAQ)
Qu'est-ce que le kaak libanais ?
Le kaak libanais est un pain ou biscuit au sésame originaire du Levant. Il existe en version moelleuse, vendue dans les rues de Beyrouth en forme de sacoche, et en version croquante qui se conserve longtemps dans la mouneh libanaise.
Quelle est la différence entre le kaak moelleux et le kaak croquant ?
Le kaak moelleux est un pain frais à mie tendre, à consommer tiède et rapidement. Le kaak croquant est un biscuit sec, cuit plus longtemps, qui se garde plusieurs semaines et se déguste tel quel ou trempé dans une boisson chaude.
Comment déguster le kaak au sésame ?
Le kaak au sésame se déguste au petit-déjeuner trempé dans du labneh ou du lait, à l'heure du thé, ou cassé en morceaux sur une table de mezzé pour accompagner houmous et moutabal.
Le kaak se conserve-t-il longtemps ?
Les kaak croquants au sésame, à l'anis ou au thym se conservent plusieurs semaines dans un contenant hermétique, à l'abri de l'humidité. C'est cette longue conservation qui en a fait un pilier de la mouneh libanaise.
En résumé
Le kaak libanais est bien plus qu'un pain au sésame : c'est un symbole des rues de Beyrouth, un repère du petit-déjeuner et un souvenir d'enfance pour toute la diaspora. Du kaak au sésame au kaak à l'anis, chaque variété a son moment de dégustation. Découvrez la sélection de kaak Moulin d'Or et retrouvez le goût du Liban sur monbalade.com.